Bébé de printemps - from Pixabay

L’interminable attente

Bébé de printemps - from Pixabay

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Si l’on écoute les calculs théoriques, l’arrivée de Chouki est prévue pour vendredi prochain. Mais, ça, c’est ce qu’il y a sur le papier, car dans les faits, c’est pas souvent que les bébés se pointent vraiment à l’heure. Chouchou était arrivé 9 jours avant la date prévue, et Chouquette 5. Pour ma part, il parait que j’avais 2 bonnes semaines d’avance. Mais il y a des bébés qui traînent un peu en longueur, et qui préfèrent rester un peu plus au chaud que prévu. Bref, ils y vont chacun à leur rythme, et Chouki n’a pas l’air trop trop pressé.

Garder le moral

J’ai fait une liste à la maison de tous les trucs que j’aimerais avoir terminés avant qu’il arrive. Sauf qu’en vrai, y’a la moitié des trucs sur cette liste que je n’ai même pas essayé de commencer, car selon les jours, j’ai plus ou moins de motivation, et que je trouve toujours de nouvelles choses à faire. J’ai quand même réussi à récurer la salle de bain, retaper mon coussin d’allaitement, finir les valises… mais je dois aussi faire de jolis nuages en papier pour sa chambre, et ça, allez savoir pourquoi, j’ai même pas encore tenté de commencer.

C’est long d’attendre, surtout qu’il y a 3 semaines de ça, on a failli me faire une belle entaille en milieu du ventre pour mettre au monde notre Tout Petit, on est passé à un cheveu. Alors certes, je ne vais pas me plaindre que ça n’est pas eu lieu, car j’ai vraiment la trouille de ne pas accoucher par « voie basse« , ce serait pour moi comme un accouchement raté. J’ai adoré mettre au monde mes deux premiers, et j’aurais l’impression de ne pas avoir mérité mon bébé (oui je sais, c’est un peu bête dit comme ça…). Mais en attendant, ça fait trois semaines que je suis rentrée chez moi en me demandant chaque jour si ça allait être le bon, alors qu’au final je n’aurais peut-être pas été si impatiente sans ce petit séjour express en maternité.

Contenir son impatience

Depuis le 1er Avril, je ressens tous les soirs, ou presque, voire même parfois dans la journée, de sacrées contractions. Si la plupart du temps elles ne sont pas très douloureuses, ou en tout cas supportables, elle n’en sont pas moins régulières, et durent parfois des heures. Cela fait donc 25 jours, qu’à chaque contraction je me dis « c’est pour aujourd’hui » et qu’au bout de quelques temps, l’excitation retombe comme un soufflet. Papa Choux est à peu près dans le même état d’épuisement que moi, à subir tout ces ascenseurs émotionnels. Autant au début nous en riions, autant depuis quelques jours nous sommes complètement blasés. Je ne compte même plus les contractions.

J’avais décidé de marcher (en plus, la météo a été très favorables ces derniers jours), ce que nous avons donc fait, et plutôt de belles et longues promenades. J’ai fait du ménage, ma maison est propre comme un sou neuf. Je fais même quelques étirements et assouplissements du bassin en attendant l’arrivée de bébé… mais là, j’ai l’impression d’avoir épuisé toutes les ressources pour passer le temps, et éventuellement aider Chouki à venir plus vite. Je réalise que c’est lui qui choisira quand se pointer, alors je m’en retourne à mes activités calmes et posées en attendant qu’il se décide.

Opter pour le moins pire

Pour Chouchou, première grossesse, je ne me souviens pas d’avoir été si impatiente, j’ai attendu qu’il arrive, et puis c’est tout. Pour Chouquette, j’étais moralement à bout : avec les fêtes de Noël qui approchaient, moi qui pensais « accoucher en avance » vu que c’était une petite deuxième (merci les adages pourris de grand-mère qu’on te rabâche pendant des semaines et que tu te mets en tête pour rien)… tout semblait traîner en longueur. En plus Papa Choux était bloqué du dos à la fin (début de nos mésaventures herniesques), alors tout m’énervait, c’était moi qui était censée être chouchoutée, pas lui. Bref, quand la sage-femme a déposé Chouquette sur mon ventre ce 18 Décembre, je n’ai eu le temps de dire que « Qu’est-ce qu’elle ressemble à son frère, elle est belle ! » que je fondais en larme. J’ai passé 15 minutes à pleurer sans discontinuer, d’émotion, de soulagement, la pression retombait, tout s’était très bien passé et j’étais libérée de cette attente.

Cette fois, je le disais à Papa Choux il y a une semaine, c’est l’attente physique que je ne supporte plus. Autant, psychologiquement, je sais que chaque chose que je vis avec Chouki est la dernière, puisque nous n’aurons pas de quatrième enfant (non non non non non). Jusqu’ici, je disais toujours « celui-là j’en profite jusqu’au bout, je le garde au chaud jusqu’à la date annoncée ! », mais c’était sans compter sur les douleurs diverses et variées qui me sont tombées dessus sans crier gare. Les nuits ne sont pas reposantes le moins du monde, et les journées douloureuses. Je ne fais pas de sieste, ou quasiment jamais. Et le peu de fois où j’opte pour un peu de repos… un des enfants est là pour me rappeler à l’ordre. Entre l’attente interminable et les douleurs physiques, chaque matin je suis contrainte de choisir ce qui sera « le moins pire ». Aujourd’hui, j’opte pour le moral à zéro. J’ai tellement mal physiquement que je préfère pleurer toutes les larmes de mon corps en me demandant pourquoi toutes les catastrophes du monde s’abattent sur mes épaules (merci les hormones) plutôt que de m’arrêter sur chacun de mes bobos. Histoire de pas non plus avoir envie d’en finir.

Enfin, je tiens à rassurer les futures mamans, tout n’est pas si horrible, je suis quand même heureuse d’être enceinte, et la somme des belles choses (le sentir bouger, communiquer avec lui, préparer son arrivée, se perdre en rêveries, imaginer sa bouille, la première têtée…) que je vis est immensément plus intense que ces quelques considérations physiques. Même si aujourd’hui Maman Choux fatiguée + Chouchou qui tourne en rond + Papa Choux qui ne prend pas le temsp de faire des activités avec son fils pour l’occuper et m’oblige ainsi à écourter ma sieste pour m’occuper du minus qui tourne en rond au point d’user le carrelage + tout un tas de trucs pourris = pétage de plomb.

Mais ça y est, c’est bon là, ça va mieux. Je l’ai écrit, je me suis plaint auprès de personne et de tout le monde à la fois, j’ai dit ce que j’avais sur le coeur. Sur ce, je file dégommer du pain/beurre/lapin de Pâques devant la télé, et après tricot. A bientôt !

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