Nos petits gestes éco-responsables

Sauver la planète !Depuis quelques temps, je fais des gros efforts pour consommer et vivre de façon plus responsable. Pour moi c’est un ensemble : y’a la planète qu’on fout en l’air, notre compte bancaire de moins en moins en forme, notre santé qui est remise en question à chaque moment… Bref, j’ai pas décidé de devenir écolo, ou vegan, par exemple. Par contre, j’ai choisi de changer des petites choses dans mon quotidien pour vivre mieux.

Je vais pas changer la face du monde avec mes petites actions, mais j’ai la conscience plus tranquille, et j’essaie de motiver ceux qui m’entourent à prendre le même genre de décisions que moi. On a l’impression qu’on a aucun pouvoir à notre échelle pour faire bouger les choses. Mais au contraire ! C’est en faisant chacun un petit peu, en propageant de bonnes initiatives, que nos efforts conjugués porteront leurs fruits, comme une onde de choc. Lire la suite

Pull Oversize en kid mohair au tricot [PATRON INSIDE]

Patron gratuit tricot pull femme loose oversize en laine mohairUn modèle de pull oversize en mohair hyper facile !

J’ai ENFIN terminé un projet, réalisé par moi-même de A à Z au tricot, du patron à la couture en fait, pour moi-même, et suffisamment réussi pour être porté ! Alors je me suis dis que j’allais partager mes diverses recherches pour arriver au patron parfait. Je vous mets le tuto, et mes petits commentaires à la suite.

Ce modèle est un taille unique, oversize trèèèèès large. Je porte habituellement un 38/40, si vous portez 36 ou moins, je vous conseille de retirer 4 ou 6 mailles de largeur sur le dos et le devant, et peut-être 2 ou 3 pour les manches. Vous pouvez l’agrandir si vraiment vous portez une très grande taille, mais je pense qu’au moins jusqu’au 44 il est suffisamment grand. Lire la suite

La coupe menstruelle : cette révolution !

coupe menstruelle

Dessin de Cy. – Cliquez sur l’image pour accéder à son blog !

J’ai entendu parler il y a déjà 8 ans de la coupe menstruelle. Rien que le nom fait un peu flipper, mais il est on ne peut plus clair. Il s’agit d’une coupe, aussi souvent appelée cup, que l’on place dans le vagin comme un tampon (mais un peu plus haut) qui recueille le sang pendant les règles, et remplace ainsi les tampons et les serviettes périodiques. Ça c’était pour la partie « définition » classique. Messieurs, Mesdames, pour la suite, merci de ne pas avoir de tabou sur les règles, les ragnagnas, les anglais, bref, ce truc naturel qui en fait flipper plus d’un.

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peluche mouton dans une tasse

Ces parents à la sortie de l’école [BINGO INSIDE]

La rentrée, c’était (presque) cool !

Même que Chouquette a pleuré parce qu’elle pensait que je resterai avec elle. Puis pendant 3 jours elle a pleuré à la sortie, car elle voulait rester encore. Et maintenant, ça roule !

Et même que Chouchou il était tellement content et qu’on est arrivé un petit peu en retard qu’il s’est assis à sa table sans même un au revoir. Il a repris le rythme comme si les vacances n’avaient jamais existé.

Emploi du temps de Ministre à domicile

Je découvre quelque chose de totalement nouveau : les parents à l’entrée et la sortie de l’école. Avec Chouquette qui est maintenant scolarisée en maternelle, emmener toute la marmaille le matin au bus à 7h40, c’est un peu chaud les haricots. Alors je les emmène moi-même en voiture jusqu’à l’école, située à 2 ou 3km de la maison, tout en haut d’une côte. Si je pouvais y aller à pied, ce serait moins drôle, voyons.

Je dépose Chouchou à 8h25, Chouquette à 8h35 et je repars avec Chouki, pour la halte-garderie à 8h45, ou pas. Puis à 11h45, je viens récupérer Chouquette qui n’a pas encore l’accès VIP au dortoir, pas avant au moins la Toussaint apparemment. Le soir, je m’épargne un aller-retour et je récupère Chouchou à l’arrêt de bus situé à 600 mètres de la maison. C’est pas plus rapide, bien au contraire, mais ça m’évite de tasser comme des sardines les P’tits Choux à l’arrière de la Clio fraîchement ressuscitée.

Le bingo « Devant l’école »

J’aime bien observer les gens, j’ai toujours été comme ça. Pas pour juger, ou pour critiquer, mais parce que ça m’amuse d’imaginer pourquoi ils sont habillés comme ça, comment ils parlent, quel métier ils exercent, etc. Le meilleur endroit pour observer les gens et faire de petites études sociologiques, c’est quand même les pleins de caddies, à la caisse du supermarché. Mais maintenant j’ai une autre aire de jeu : devant la barrière de l’école. Et je crois qu’on pourrait en faire un Bingo. 1 point par cas rencontré. Filez moi votre score en commentaire et listez les cas que j’ai oublié ! (Moi je joue pas, je les ai tous déjà croisés 😉 )

Devant l’école il y a…

…la maman toujours en avance, qui connait tout le monde et tape la discut’ à tout ceux qu’elle croise.

…l’assistante maternelle avec une poussette double (ou plus), capote de pluie à la moindre bruine, et K-way des années 1990 sur le dos.

…le papa seul dans son coin, pas trop à l’aise, mais quand même content. Tellement content qu’il fait une photo de son mouflet qui sort de la classe, parce que c’est pas une image qu’il aura l’occasion de voir souvent dans l’année.

…les grands-parents venus en couple, ravis de retrouver leurs petits-enfants, et qui provoquent des cris de joie depuis l’intérieur de la classe.

…la maman en pyjama. Oui oui, déjà vu.

…la maman en jogging, à la cool, pas coiffée, ni maquillée. Le point Bingo n’est valable que si cette même maman est présente le soir, maquillée, brushinguée et bien sapée.

…la maman qui arrive en retard, celle qui court pour déposer ses enfants et qui panique alors que toi tu es déjà en train de faire ta marche-arrière pour rentrer dans ton chez toi, tranquilou. La même que dans le sketch de Florence Foresti en fait.

…le papa venu en moto que tu comprends pas où il a mis son mouflet pour l’amener jusque là. Bien que le gamin soit assez petit pour se cacher dans son blouson, mais bon… c’est bizarre.

…la maman qui dépareille, qui a pas le même look que les autres, que tu repères au quart de tour, et à qui l’instit ne demande pas « quel enfant vous venez chercher ? » parce qu’il l’a bien repérée. (Celle-là, c’est moi apparemment).

…le tonton/la tata/parrain/marraine venu pour faire plaisir mais qui entrave que dalle au fonctionnement de l’école et qui pose des questions à tout le monde. « C’est là l’entrée ? » ou « Je dois rentrer avec lui ou je le laisse à la barrière ? »

les enfants tout sages et qui attendent patiemment l’ouverture de la grille, et à côté ceux qui joue à faire entrer le plus de terre possible dans le petit trou de la bouche d’égout. Et même que souvent, ceux-là, c’est les tiens (et dans ce cas ça fait 2 points !).

le chat du quartier, qui vient se faire dorer la pilule à son aise sur la rampe qui sert aux propriétaires de poussettes ou de fauteuils. Ce même chat qui au lieu de se barrer en courant, rapplique quand les mioches lui courent dessus pour avoir sa dose de caresses avant qu’ils ne rentrent en classe.

Voilà les cas que je rencontre le plus souvent, ou que j’ai rencontré par le passé. C’est pas exhaustif et y’en a pas non plus partout et à chaque fois des cas comme ceux-là. Mais je les ai repérés, et ça m’a fait marrer.

Faut pas le prendre mal ou se sentir visé, parce que moi-même je suis parfois un peu de tout ceux-là. Et c’est bien ça le plus drôle d’ailleurs !

Première année au centre aéré

Cette année il était hors de question de ne pas inscrire Chouchou au centre aéré. L’année dernière, après notre retour de vacances, on avait passé un mois et demi (avec un mois d’Août tout pourri niveau météo) à faire et refaire les mêmes activités, les P’tits Choux ont fini par s’ennuyer sec, et nous on en pouvait plus de les entendre se crier dessus à longueur de journée. Et allez savoir pourquoi, on avait pas du tout pensé à inscrire Chouchou au centre aéré… alors que celui de notre ville a très bonne réputation !

Balançoire souple devant une aire de jeux pour enfants

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Ma vie m’est si chère

Ce que je n’oublierai pas

Vendredi matin, je me suis levée aussi tôt que d’habitude. J’ai préparé le déjeuner pour Chouchou et Chouquette, j’ai commencé à boire mon café avec ma sempiternelle brioche aux pépites de chocolat. Puis, les enfants ayant terminé de déjeuner, ils sont allés regarder la télévision dans le canapé, petite dose de télé-poubelle quotidienne avant que la vraie journée ne commence. J’ai roulé une cigarette, je suis allée chercher mon portable sur ma table de nuit pour sortir sur le balcon faire, comme chaque matin, mon petit tour sur les réseaux sociaux. Je mets un point d’honneur à ne pas regarder mon téléphone avant la fin du petit déjeuner, surtout en semaine.

J’ai tendu le bras pour poser ma tasse de café tiède sur la table d’appoint du balcon. J’ai coincé ma cigarette entre mes lèvres, et j’ai incliné la tête sur le côté pour allumer mon mégot. Du coin de l’oeil, j’ai regardé l’écran de mon portable que j’étais en train de déverrouiller, et la première notification Facebook que j’ai lue m’indiquait « Stéphanie L. a été signalée en sécurité« .

Je me suis adossée à ma chaise pliante usée par le temps, et j’ai exhalé la fumée de ma cigarette, le cœur battant la chamade car j’ai immédiatement compris ce que cela impliquait. Mes genoux ont commencé à trembler, et j’ai pris deux secondes pour souffler et le temps de boire une gorgée de café avant de diriger à nouveau mon attention sur l’écran de mon portable. Un statut, deux statuts Facebook, des gens en colère, mais aucun détail. Pas encore un seul article de presse au titre racoleur pour m’aiguiller un peu sur ce qui avait bien pu se passer entre l’heure à laquelle j’avais fermé l’œil la veille, et ce matin ensoleillé sur le balcon.

J’ai fait une recherche rapide, j’avais compris qu’il s’agissait de Nice, et c’est tout ce que j’ai tapé. Quatre petites lettres, avant que je ne frissonne – encore. J’ai lu, survolé deux ou trois sources différentes, et cela m’a suffit. Depuis, je me suis détournée des médias, lu seulement quelques anecdotes circulant Facebook, notamment, pour à chaque fois comprendre que la seule pseudo-information de l’article se trouvait dans le titre.

J’ai pleuré pour Charlie, c’est pas une question de nombre de morts mais bien de symbolique. Les extrémistes ont voulu nous faire fermer nos gueules et ça ne passe pas. Pour le Bataclan, j’ai cédé à la tentation de l’information en direct sur BFM, du début à la fin. Puis cette fois, je ne l’ai su qu’après. Mais j’ai aussi réalisé quelque chose qui m’a retourné la tête, une pensée qui ne m’a plus quittée depuis vendredi :

Cette fois, il y avait des enfants.

J’ai publié cela tel quel sur Facebook, et le premier commentaire a été pour me rappeler que des enfants meurent tous les jours dans le Monde, de l’immonde main d’Hommes cruels. Je sais tout ça, mais je mets mon cerveau en pause, j’évite de penser à cela tous les jours, pour ne pas sombrer, pour vivre chaque jour entièrement, complètement. Parce que mes soucis ont le droit d’exister même si d’autres meurent sous les bombes. Cela peut paraître égoïste, mais il faut savoir mettre des barrières, poser des limites à l’empathie, au risque de ne plus vivre. Et c’est bien ce que je ne souhaite pas.

Ma vie m’est si chère.

J’habite bien loin de Nice, à l’opposé exact du pays en réalité. Je ne connais que très peu de gens habitant la région Niçoise, sauf mon amie Stéphanie. Et du coup, je n’arrêtais pas de penser à elle, et à sa fille, qui auraient vraiment pu être sur la Promenade des Anglais le 14 Juillet. Et j’imagine la scène, je n’ai pas regardé de vidéos et je ne le ferai pas, mais j’imagine l’horreur dans les yeux des parents, la détresse dans ceux des enfants. J’essaie d’être un peu moins empathique au quotidien, mais c’est encore trop récent, et c’est toujours aussi dur, aujourd’hui, cinq jours après.

Après l’attaque du Bataclan, je scrutais le monde autour de moi, j’étais toujours sur mes gardes. Aujourd’hui, plus rien de cela n’a d’importance. Il n’y a pas d’endroit plus risqué que d’autres, après tout, on appellera chaque évènement causant la mort de plus de deux personnes un « attentat« , avant même que quiconque ne l’ait revendiqué de toute façon. En plus de toutes ces horreurs qui me vrillent le crâne depuis vendredi dernier, je vomis la récupération politique et le traitement fait par les médias.

Serrer les dents et lever les yeux au ciel

Aujourd’hui, j’ai eu droit à la première vanne sur le sujet. Pas méchante hein, mais assez pour raviver cet écœurement au fond de ma gorge sous la chaleur étouffante de l’après-midi. Chouquette a eu peur d’un scooter qui venait de se garer à quelques mètres de nous. Je lui ai dit « ne t’inquiète pas Chérie, le monsieur ne va pas t’écraser ». Ce à quoi il a répondu après avoir ôté son casque, dans un demi-sourire : « Mais non, je conduis pas un camion, moi« .

Boum. Serre les dents, ravale tes larmes maman, on rentre, il fait chaud, tes enfants veulent se rafraîchir, et tu as bien besoin d’une cigarette.