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Nos premières vacances à 5

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Pour nos premières vacances à cinq, nous avons décidé complètement sur un coup de tête de rejoindre une amie de longue date, mais que nous n’avions pas vue depuis plus de six ans, à l’autre bout de la France. Récit d’un périple de la Normandie vers le Gers, où tout ne s’est pas toujours déroulé comme prévu, mais tout de même dans le meilleur des mondes.

Des valises pour 5 ? Même pas peur !

Accueillis chez Nana, la super maman de mon amie, nous avions le gros avantage de ne pas déménager toute la maison. Même pas besoin d’un lit parapluie, seul le Tank (ainsi surnommée notre poussette double) et le transat de Chouki avaient besoin de nous suivre. L’écharpe de portage aussi, mais elle prend encore moins de place qu’une serviette de plage dans les valises. Habituée des valises un week-end sur deux et pour les vacances grâce à mes parents divorcés, j’ai fait comme à mon habitude une petite liste. Le tout est de ne rien oublier au moment de rédiger la fameuse liste, en fait…

La garde du chien réglée, un hébergement trouvé, il ne restait plus qu’à préparer la voiture familiale pour la route. Révision complète, petit vidange, et nettoyage du sol au plafond pour se sentir bien dans une voiture propre et confortable. Nous avons réussi à caser nos trois sièges-auto dans la voiture, et prendre la route pour plus de 800 km. Une grande première pour nous tous, les enfants étaient aussi excités que nous à l’idée de partir, enfin, surtout Chouchou.

Le concept de la « nuit en voiture » n’a par contre pas été très bien compris par tous. Chouquette n’a dormi qu’une heure trente sur la totalité du trajet, nous mettant au bord de la crise de nerfs. Chouki, qui fait ses nuit depuis plus d’un mois, a réclamé à manger toutes les deux ou trois heures. Chouchou a été par contre plutôt tranquille à partir du milieu de la nuit jusqu’à l’arrivée. Papa Choux et moi-même devions nous relayer pour conduire, mais je ne suis définitivement pas très résistante au manque de sommeil et n’ai pu conduire que deux heures en tout.

Un séjour inoubliable

Après des retrouvailles fortes en émotion où les gestes et les regards sont plus intenses que les mots maladroitement bafouillés sur le parking, nous avons pu déposer nos bagages dans une charmante maison typique du Gers. Cette famille adoptive, longtemps perdue de vue mais jamais oubliée, nous a ouvert ses portes, ses bras et son coeur sans jamais juger. Chouchou et Chouquette ont fait la connaissance de la joyeuse Charlie, dans une forme olympique, à la fois pleine de vie et débordante d’émotions, qui réclamait sans cesse des « câlins fort fort fort » et des bisous. Chouki quand à lui a partagé de doux moments avec la petite Emy, de 10 jours sa cadette… partage d’un lit pour patienter avant le bain, sourires édentés et baveux, grands yeux bleus émerveillés qui cherchent à accrocher du regard chaque détail… ils en ont pris plein les mirettes, mais nous aussi !

Les enfants dans la piscineLa chaleur étouffante a été amoindrie par la fraîcheur de la maison de Nana, et les enfants ont pu faire leurs siestes plutôt tranquillement. Les réveils matinaux de Charlie annonçaient ceux de Chouchou, qui ne voulait pas manquer une seconde de ces vacances, et semblait penser que le sommeil n’était pas très utile. Je comprends tellement ce qu’il ressentait, moi qui sautait dans la douche après la première tétée de Chouki pour aller ensuite me gaver de café et fumer une cigarette dans la fraîcheur matinale de la courette intérieure. Papa Choux et Chouquette, toujours sur la même longueur d’ondes, n’émergeaient qu’entre 9 et 10 heures. Quelques visites, quelques promenades, et une baignade quotidienne pour rafraîchir les enfants.

Une fois les différents rituels du soir accomplis, une fois les enfants couchés, nous profitions de nos soirées pour refaire le monde autour de tartines, chips, morceaux de melons et wraps délicieux. Après les premières minutes de retrouvailles, chaque pièce du puzzle reprend sa place et les six années d’absence s’effacent pour laisser place à une évidence. Les coïncidences de nos vies n’en sont pas vraiment, nous sommes liées quelque part, Elle et moi, mon amie que j’ai quittée à l’aube de notre vie d’adultes et que je redécouvre jeune maman. Je la vois souriante, épanouie, mais je sais qu’au fond il y a des choses que j’ai manqué dans sa vie et certaines qu’elle a manquées dans la mienne, mais tant pis ! Nous profitons de nos soirées pour nous raconter ces souvenirs justement, et c’est avec grand plaisir que j’écoute Marine, mon amie, sa maman Nana et sa plus jeune soeur Iris nous raconter tout un tas d’anecdotes sur leurs vies.

Nous avons fait la connaissance de Romain, l’homme qui partage sa vie, celui qui a fait d’elle une maman, et qui la rend heureuse. J’ai pu revoir Eléonore, la « soeur du milieu », et rencontrer son ami Felix, dont j’entendais déjà parler il y a quelques années, sans penser qu’il deviendrait le compagnon de la grande et jolie « Nonore ».  Retrouver des amis, en rencontrer de nouveaux, et partager tout cela avec nos enfants a été pour nous source de beaucoup d’émotions, et de plaisir que nous ne sommes pas prêts d’oublier.

Dur retour à la réalité

Nous sommes repartis du Gers plus chargés qu’à notre arrivée. Outre le melon, l’ail et les sandwiches de Nana que nous n’avions pas à l’aller, nous avons appris beaucoup au contact d’une autre famille, en partageant notre quotidien. Nous avions le coeur aussi lourd que nos valises à l’idée de cette séparation, les premières heures de route ont été éprouvantes, tant que je n’arrivais pas à calmer mes sanglots. Cela faisait 8 ans que je n’avais pas connu cette sensation, celle de quitter une famille presque devenue la mienne. Je me suis surprise à penser que je souffrais autant que si ç’avait été mes soeurs, ma maman et mes nièces que je laissais derrière moi.

Les repas, les jeux, les loisirs, le sommeil… chaque jour le rythme de nos enfants était source de comparaison pour Marine et moi. Les traitements, les dires du corps médical, nos façons de gérer les crises : tout est si différent, et sur le fond tellement pareil. Notre idéal est le même, malgré nos différences : tout est centré autour du bonheur de nos enfants. Autour d’eux, nous gravitons comme des satellites mis en orbite un peu trop vite, qui évitent les obstacles autant que possible pour rendre le quotidien un peu plus doux.

« Si c’est réparable, ça n’est pas une bêtise » : comme une litanie que je ressasse sans cesse depuis les vacances, comme une phrase qui résume cette philosophie de vie dans laquelle nous avons été immergés pendant presque deux semaines. Rien n’est réellement grave, chaque problème a une solution, chaque erreur peut être réparée, et chaque instant perdu peut être rattrapé.

Depuis notre retour, Chouchou me parle régulièrement de Nana, Iris, Marine ou Charlie. Chouquette a appris à partager un peu plus, à aller vers les autres, à communiquer plus facilement. Nos enfants garderont longtemps des souvenirs de ces premières vacances en famille, parce que je ne cesserai de leur raconter ces instants magiques !

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